RT info:eu-repo/semantics/bookPart T1 Homme de guerre, homme de culture: les sources langagières inépuisaables dans Le mort qu'il faut de Jorge Semprún A1 Coca Méndez, Beatriz K1 Jorge Semprún, Déportation, Buchenwald, Témoignage, Autofiction K1 5701.07 Lengua y Literatura AB En 2001, Jorge Semprún revient de nouveau sur un dimanche à Buchenwald dans Le mort qu’il faut. Dans ce roman, il se propose de récréer l’atmosphère d’un dimanche après-midi à Buchenwald, dans laquelle l’écriture est solidaire du témoignage et plus précisément de la mémoire, qui se doublent d’une exigence éthique : la véracité et le vrai sollicités par le récit. Les conditions de vie dans le camp font une large place aux relations personnelles, ce qui permet à l’écrivain de colorer son récit avec le sabir employé dans le camp, sans négliger la présence d’autres langues et, surtout, les retrouvailles de sa langue maternelle et de la communauté espagnole. La polyphonie linguistique et le capital culturel referment également une portée symbolique, car la dégradation de l’homme et, plus précisément, cet attentat à la dignité humaine sont contrebalancées par ce brin d’humanité et de solidarité que renferment les latrines du camp.L’expérience du vécu, loin d’imposer une langue préférentielle, accueille de bon gré le biculturalisme et le bilinguisme requis par les circonstances : le français, l’allemand et l’espagnol. Enfin, ce capital culturel signale l’importance que Jorge Semprún accordait à son bagage culturel et comment celui-ci figurait aussi son air protéiforme, sans négliger les grossièretés de cet univers des potes. PB UCOPress Editorial Universidad de Cordoba SN E-ISBN: 978-84-9927-960-2 YR 2026 FD 2026 LK https://uvadoc.uva.es/handle/10324/82682 UL https://uvadoc.uva.es/handle/10324/82682 LA spa NO Francisco Luque Janodet. Gisella Policastro Ponce. Le français, creuset de cultures: passée, présent et futur. Córdoba, 2026, p.65-75. DS UVaDOC RD 04-abr-2026