RT info:eu-repo/semantics/article T1 Imprimerie et Réforme protestante. L’exemple des livres de religion en Lorraine (XVI A1 Maes, Bruno A2 Ediciones Universidad de Valladolid K1 imprimerie K1 réforme protestante K1 livre religieux K1 calvinisme K1 Edad Media K1 Historia Moderna AB Luther considérait l’imprimerie comme la plus grande invention de Dieu, et à juste titre : contrairement à ses prédécesseurs, il put bénéficier de la diffusion rapide de ses idées grâce aux caractères mobiles inventés par Gutenberg. Quinze jours après l’affichage de ses 95 thèses, le Saint-Empire était informé, et l’Europe un mois plus tard. En Lorraine, et plus particulièrement à Metz, l’étude du rôle du livre dans la diffusion de la Réforme protestante aux XVIe et XVIIe siècles reste difficile en raison du manque de recherches. Les travaux de Philip Benedict, fondés sur les inventaires après décès des calvinistes de Metz, permettent toutefois d’analyser les pratiques de lecture et la consommation de livres religieux. Trois axes sont abordés : la répartition du lectorat, la production des livres (locaux ou importés), et leur consommation, surtout dans la région messine. Si les premiers imprimés réformateurs (Flugschriften, occasionnels) sont peu présents, les ouvrages majeurs du calvinisme s’imposent rapidement : Bible, Livre des martyrs, Institution de Calvin, catéchismes. Au XVIIe siècle, le Pratique de piété de Lewis Bayly connaît un succès notable. L’imprimerie favorise ainsi une religiosité plus intérieure et autonome, fondée sur la lecture personnelle en langue vernaculaire, et contribue pleinement à la diffusion de la Réforme en Lorraine. SN 2341-2380 YR 2025 FD 2025 LK https://uvadoc.uva.es/handle/10324/83436 UL https://uvadoc.uva.es/handle/10324/83436 LA spa NO Erasmo. Historia Medieval y Moderna; Núm. 12 (2025) pags. 25-39 DS UVaDOC RD 22-mar-2026